
L'exposition Roger Collet est prolongée jusqu'au 21 mai.
Toutes les photos (même pas droites, moches, floues et mal cadrées[1]) sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
Note
[1] Je suis réaliste sur mes talents de photographe
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mardi, mai 8 2012
Par Gabriel le mardi, mai 8 2012, 10:00

L'exposition Roger Collet est prolongée jusqu'au 21 mai.
Toutes les photos (même pas droites, moches, floues et mal cadrées[1]) sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
[1] Je suis réaliste sur mes talents de photographe
lundi, novembre 28 2011
Par Gabriel le lundi, novembre 28 2011, 16:45




Donc, dépêchez-vous d'aller au parc Phoénix de Nice, pour aller voir la petite exposition sur les Budo.
Attention, les panneaux de cette exposition (itinérante) sont en anglais pour l'immense majorité. Les cartels sont en français, d'autres sont aussi en russe. Bref, c'est de l'exposition prêtée qui fait la route, avec scénographie minimaliste.
Il est très difficile de prendre des photos, les vitres brillent.
Ce sont des copies qui sont exposées.
Allez au Parc pour le parc, et profitez-en pour voir l'exposition.
Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
dimanche, juillet 10 2011
Par Gabriel le dimanche, juillet 10 2011, 13:48

La civilisation Moya
Exposition du 27 juin au 2 octobre 2011, au centre d'art La Malmaison, Boulevard de la Croisette, à Cannes (entre le Grand Hôtel et le Carlton)
Entrée 5€ (pour le même prix, vous aurez droit au Pass Expo vous donnant accès à l'exposition Moya, la l'expo photo "paysage apprivoisé" de l'Espace Miramar et à l'expo de céramique "Reinhoud" de la Villa Domergue).
Avant d'aller à l'exposition, je connaissais Moya sans le savoir, pour avoir entendu parler de ses actions sur le site de Second Life, où l'artiste s'est constitué une île dédiée à ses créations.
Patrick Moya a créer pour les murs du centre d'art de la Malmaison une œuvre originale : les toiles ont été constituées sur mesures, posées contre les murs de la villa de 1863. Des vidéos présentant l'artiste au travail (sur son échelle) sont visibles dans l'exposition, ainsi qu'une petite visite sur Second Life, voir une interaction par ordinateurs interposés avec l'artiste.
Il y a un indéniable côté totalement narcissique et mégalo dans l'œuvre de Moya qui se met en scène dans ses peintures et sculptures, à travers un petit personnage Moya, l'omniprésence de son nom, la multiplication presque à l'infinie d'une image de lui. L'artiste, pour exister, devrait être mis en scène perpétuellement. Il est son œuvre. Il y a cependant un discours sur la société médiatique (voir sur son site les vidéos des 14, 18 et19 avril). La mégalo est assumée, les œuvres racontent leur petite histoire.
Moya donne dans la peinture dans la masse avec un côté cartoonesque. Ses caricatures de lui-même ressemblent à quelque chose. Si je ne suis pas fan de la poupée Dolly, je trouve qu'il y a quelque chose qui laisse rêveur dans ses nuages, dans ces petits Moya qui se transforment, qui ont changé de matière.
C'est peut-être bêbête, et je n'ai pas fait 5 ans d'histoire de l'art et ne connait pas grand chose à l'art contemporain, mais j'ai trouvé les peintures de Moya drôle (c'est le côté cartoon), bien mises en scène, avec une intéressante utilisation des lumières et des sculptures (première salle : tout est fait pour qu'on voit la sculpture au milieu du feu peint juste derrière) et le narcissisme de l'artiste s'offre à la critique.
Vous pourrez voir d'autres images et vidéos sur le site de Patrick Moya, et plus précisément sur la page dédiée à l'évènement.
dimanche, mai 29 2011
Par Gabriel le dimanche, mai 29 2011, 21:40
Les Imaginales 2011 sont maintenant achevées (ou presque, puisqu'il y a quantité d'autres manifestations prévues dans diverses librairies, il me semble).
Ce fut cette fois une expérience assez étrange, même si on est en plein dans le sujet avec les littératures de l'imaginaire. Etrangement, je n'ai pas eut de folie acheteuse (souvent, je reviens de festival avec 6 ou 7 romans... quoique je n'en avais ramené que deux des Uto). Le fait est que les conférences font découvrir des auteurs et des romans, donnent envie d'aller discuter avec les auteurs, de lire, et de fil en aiguille, vous vous retrouvez avec une provision de littérature pour les six prochains mois. Cette année, les conférences n'ont pas déclanché en moi un enthousiasme débordant, je n'ai pas eu de coup de foudre, de passion dévorante pour un auteur, un sujet.
J'ai glandouillé en buvant des bières et du jus d'orange sur les rives de la Moselle, en discutant avec des amis. C'était un festival tout à fait sympathique, mais j'ai l'impression d'être totalement à côté de la plaque[1].
Je mesure aussi à quel point je ne suis rien, avec mes quelques petites nouvelles publiées. Je sais que les idées sont présentes dans ma tête, mais cela ne suffit pas. Je ne vais pas me réveiller un matin et j'aurai publié une histoire qui intéressera les gens[2]. La vie est rarement magique à ce point... Il faut travailler, encore et encore ; écrire, encore et encore ; terminer ce que j'ai commencé. Oui, ça, ce serait aussi pas mal du tout[3]. Une bonne résolution pour la fin de l'année (et nous ne sommes "que" fin mai) : finir ce que j'ai commencé.
[1] C'est sans doute dû à une conjonction astrale :P
[2] pas tous les gens, mais des gens. Je n'ai pas la prétention de plaire à tout le monde
[3] quand je compte, j'ai cinq projets en cours, à différent stades, entre la documentation et l'écriture, sur post-it ou sur informatique. Cinq projets, c'est presque quatre de trop. Presque, parce qu'il est bon d'être pousser en avant par quelque chose, mais il faut bien avouer que là, ce n'est point très sérieux.
vendredi, mai 27 2011
Par Gabriel le vendredi, mai 27 2011, 22:11
Pour la quatrième année consécutive, me voici aux Imaginales d'Epinal, un rendez-vous fort sympathique d'auteurs, éditeurs et lecteurs, bien évidemment.
Qu'ai-je fait, aujourd'hui ?
J'ai revu pas mal d'amis que je ne croise souvent malheureusement que sur les salons. J'ai discuté avec des gens sympathiques. J'ai bu des bières avec mon complice. Nous avons assisté à des conférences où il était plutôt question d'éditions numériques, de nouvelles technologies, de réseaux sociaux et de leur emplois par les éditeurs et auteurs. Ça nous change des mystères des petites fées et de la symbolique du loup-garou, faut bien le dire.
J'ai aussi fait dédicacer un parpaing par Robin Hobb, mon frère étant fan. (Oui, un roman de Robin Hobb, ça pèse son poids en cellulose...)
J'en profite pour parler des très excellentes éditions Hydromel, qui fêtent la sortie de l'anthologie sur la guerre, que l'on pourra trouver très prochainement dans leur boutique[1]. Je pense pouvoir écrire une petite bafouille sur ce très bel ouvrage.
Il vous faut aussi vous précipiter sur les ouvrages de Léo Kennel, qui dédicace, et dont les deux novellas sont fabuleuses (c'est du Proust, en mieux, et en plus court).
J'en profite aussi pour rappeler à ma horde de fan (en délire, bien évidemment) qu'un de mes textes est publié dans l'anthologie ''Créateurs, inventions et savants fous". Un jour, peut-être, qui sait, l'anthologie sur "Ordures, décharges et insalubrités" sortira... peut-être à l'automne... dès que Merlin [2] aura fait jaillir toutes les larmes de mon corps avec sa cruelle direction littéraire (il est très vilain, mais les textes sont grandement meilleurs après être passé à la moulinette merlinesque).
De bonnes âmes m'ont aussi rappelé que j'avais une dead line à respecter pour le prochain AT d'Hydromel (elle a été repoussée au 15 juillet, gloire à Bouddha ! ) et je me suis encore vu reproché mon manque d'avancée sur mes histoires de zombies. Ce qui est loin d'être faux. Hum... j'ai super-honte, en fait.
Demain, je pense jeter ma carcasse indigne au pied du Sieur Boulet pour lui mendier un dessin.
J'ai aussi récupéré le Musso pour le défit de littérature. Diantre...
mardi, novembre 16 2010
Par Gabriel le mardi, novembre 16 2010, 21:23
Utopiales de Nantes 2010 – Festival international de science-fiction, 10 – 14 novembre
Cette année encore, Antoine et moi sommes allés aux Utopiales de Nantes, le Festival international de science-fiction qui a lieu en novembre depuis maintenant 10 ans.
Le trajet : Pour une fois, j'ai fait le trajet en avion, que je prends très rarement. Rapide et plus économique que le train sur les longues distances pour peu qu'on s'y prenne à l'avance, l'avion est pour moi source d'angoisse irrationnelle, surtout au décollage et à l'atterrissage (et lors des trous d'air). On remerciera le lobby des taxis qui empêchent le tram nantais d'arriver jusqu'à l'aéroport. Ce n'est pas le seul endroit en France où se déroule ce triste scénario, et je trouve scandaleux d'hypothéquer jusqu'à 20 ans de politique des transports en commun pour sauvegarder les intérêts d'un petit groupe. Enfin... Après s'être lourdement posé à Nantes, notre avion a été accueilli par la pluie (le comité d'accueil, en l'air, était pas mal aussi). Antoine et moi proposons donc de délocaliser le festival de Nantes à Nice.
L'hôtel : Comme l'année dernière, nous sommes descendu au Grand Hôtel de Nantes. Les chambres sont propres, confortables et c'est tout à fait bien quand on ne regarde pas trop les détails (porte de la salle de bain qui ne ferme pas et la douche tiède pour la deuxième année consécutive). Le petit déjeuner est tout à fait gargantuesque. Quand on assiste à un festival, généralement, on tombe de fatigue après le resto et la douche, alors je ne sais même pas si le téléviseur fonctionnait ou pas. C'est très bien ainsi.
L'arrivée à la Cité des Congrès de Nantes : Se fait sous la pluie... Nous avons retraversé le centre de Nantes (ce qui permet de localiser des restos pour le soir) après avoir laissé nos affaires à l'hôtel. Les rues sont en travaux depuis plus d'un an, c'est boueux. Nous sommes aussi accueillis par l'affiche du festival... qui n'est pas celle que j'aurais choisi. Mais c'est du Philippe Druillet, alors personne n'ose rien dire. Pour cette 11e édition, le thème choisi est « Frontières ». Dans le programme, oui, cela ce sent. Les festivals, c'est amusant. Tout le monde connait tout le monde, ou presque, alors tout le monde se rue sur les autres au milieu de grandes embrassades, trop heureux les parisiens de se retrouver entre parisiens... à Nantes. Le festival de Cannes, c'est la même chose : c'est un festival parisien, organisé par et pour les parisiens. Mais comme ils n'ont absolument pas le temps de se voir à Paris, ils se délocalisent tous d'un coup, pour quelques jours « hors du monde » où ils pourront faire tout ce qu'ils n'ont pas pu faire tout le reste de l'année : se parler de leurs projets et boire des coups ensemble. Vu de l'extérieur, c'est un drôle de phénomène... L'entrée est de 7,5 euros par jour. On déplorera qu'il n'y ai pas de "forfaits" 4 ou 3 jours. Remarquez, quand on se paye l'avion et l'hôtel, ça devient vraiment un problème de riches. Le Centre des Congrès est confortable, on a accès à de nombreuses séances de cinéma, la technique est vraiment au point. Tout ça n'est pas gratuit, c'est évident. Un problème de riche, vraiment.
Des espaces repensés : Nous avons découvert le jeu des chaises musicales entre les espaces cette années. À la place de l'ancien Bar de Mme Spock, la librairie. On gagne de la place pour les livres, il y en a d'avantage, mieux disposés. L'espace d'expo sous exploité s'est transformé en bar, espace de conférence et petit espace d'expo. A l'étage, la librairie s'est transformée en grand espace d'exposition. L'impression globale est que tout est plus grand. Ça manque pourtant d'espaces dédiés aux éditeurs, aux associations, aux créateurs, même s'il y en a quelques-uns.

Des lieux de conférences plus adaptés : Je pense ici principalement au bar de Mme Spock, qui fait taverne et espace de conférence. Il faudrait d'ailleurs éventuellement dissocier les deux. L'année dernière, l'espace de conférence était trop petit, mal insonorisé, assez inconfortable. Cette fois-ci, nombre de place, acoustique et confort sont au rendez-vous.
Des conférences scientifiques : Je mentirai si je disais que j'ai assisté à l'une des conférences scientifiques, et je le regrette fort. D'ailleurs, c'est une idée originale et très constructive que d'avoir invité l'INSERM et ses chercheurs à faire de la vulgarisation débat scientifique avec le grand public. Dommage qu'il ait fallu pour cela évacuer la littérature fantastique...
Un « bar » de Mme Spock hors de prix : Par contre, la bière à 3 euros... (l'alcool est à consommer de manière responsable) (et puis toi, mineur, /mouvement de main circulaire/ ce n'est pas ces lignes sur la bières que tu as lu) Avec Antoine, chaque fois, on se disait : punaise, avec tous ces sous, on aurait pu avoir un pack de bonne bière.

La librairie :
… plus d'espace, sensation d'avoir plus de choix La caverne d'Ali Baba. Il y a à peu près tout ce que vous souhaitez en matière de littérature de l'imaginaire, sauf le premier volet de Quand les dieux buvaient. Il y en a partout, pour tous les goûts et dans tous les genres...
… hommage posthume à Pierre Bordage ? Franchement, on s'est posé la question... Parce qu'il y avait, en plein milieu de la librairie, un immense portrait de lui, bien en hauteur, son nom en caractère gras, surplombant l'ensemble de son œuvre, d'un côté chez l'Atalante, de l'autre chez Le Diable Vauvert. Et pas un seul autre auteur n'avait le droit au même traitement. Un court instant, l'hommage posthume a été envisagé. Que tous ses fans se rassurent, Pierre Bordage va bien, il est en pleine forme, il a fort bien parlé à la remise des prix. (Bon, à Nantes, Bordage est dans son fief, donc, on comprendra le comment du pourquoi de ce léger traitement de faveur)

Le cinéma : Des films en compétition, des rétrospectives et des courts-métrages. Nous avons vu, en rétrospective, Planète hurlante qui malgré trois bricoles kitchs reste un film tout à fait intéressant (sur une nouvelle de Philip K. Dick, de toute façon, il est assez difficile de se rater). Nous avons assisté à la projection de la deuxième partie des courts-métrages en compétition. Bon. Les réalisateurs devraient prendre conscience du fait que les effets spéciaux ne suffisent pas : il faut un scénario, sinon, on ne fait que du caca. Enfin non, beaucoup de courts-métrages étaient très beaux, visuellement très recherchés, tout à fait esthétiques. Mais cela ne racontait rien. Le court-métrage primé L'histoire de l'huile était le seul (de ceux que j'ai vu) a avoir une vraie histoire et en plus il était drôle. Bon, le clip de la Merrolla était un peu lourdingue, mais l'ensemble a le mérite de nous plonger dans une bonne dose d'humour noir. Pour la compétition officielle, nous n'avons vu que le primé, Earthling, film américain de Clay Liford. La tendance est à l'art et l'essai, visiblement, avec de petits effets spéciaux gluants. C'était intéressant, mais contrairement à ce que certain ont dit, je ne pense pas qu'il marquera l'histoire du cinéma de SF. On est quand même loin d'un Blade Runner ou d'un 2001.
Le palmarès : Le Grand Prix de l'Imaginaire, qui reste un des plus prestigieux prix francophone en la matière, n'est plus décerné à Nantes, mais … le sera au festival de Saint Malo. L'organisation du Grand Prix étant totalement indépendante des Utopiales, ils font ce qu'ils veulent. Les deux vainqueurs, ex-aequo, sont : Cygnis, de Vincent Gessler, éditions d'Atalante. Tancrède, une uchronie, d'Ugo Bellagamba, éditions des Moutons Electriques. Des chroniques très bientôt...

Les absents : Visiblement, les organisateurs ont choisi de recentrer le festival sur la science-fiction dans le sens le plus pur du terme. Exunt dont les auteurs de littérature de mélange des genre, de l'imaginaire au sens très très large. Pas de Catherine Dufour, pas de Stéphane Beauverger, pas de Sire Cédric (alors qu'une des conférences a pour thèmes les zombies et les vampires...). Zariel aussi n'était pas là, et c'était bien dommage. De plus, on ne peut pas vraiment dire que l'œuvre d'Ugo Bellagamba primée soit de la SF, du moins de prime abord... Je verrais lorsque je l'aurais lu. Mais je doute qu'on ait un jour une explication sur ce mystère des invités / non-invités.
Le tourisme : Cette année, en revanche, pas de tourisme notable : nous sommes passés plusieurs fois par le passage de la Pommeray, vu qu'il est à côté de l'hôtel. L'année dernière, nous avions visité le château des Ducs, qui mérite bien ses quatre heures de visite. Nous avions pensé au jardin des plantes, pour cette année... sans succès. La prochaine fois, il est fort probable que nous venions une journée de plus, uniquement pour profiter de la beauté nantaise, visiter un peu plus le centre ville, découvrir son histoire et ses charmes. S'il pouvait éviter de pleuvoir aussi, ce serait bien.

Toutes les photos sont de A.Vernois, en licence Creative Commons.