
Apprendre à vivre et à aimer, de BUSCAGLIA Léo
Editions du Jour (1 juillet 1983)
ISBN : 978-2890441118 ; 250 pages
4e de couv :
Tout est mouvement. Tout est changement. Chaque fois que nous apprenons quelque chose de nouveau, nous devenons quelque chose de nouveau. Apprendre, c'est la plus grande aventure au monde. Apprendre, c'est devenir, « Il y a des milliers de choses à lire, à voir, à faire, à toucher, à ressentir. Et chacune d'entre elles fait de vous un être humain différent. »
Leo Buscaglia, professeur et conférencier, dont les idées ont séduit de, millions d'Américains, nous livre sa pensée, empreinte d'espoir, de sagesse et de sérénité. La vie, l'amour, l'enfance, l'éducation, le respect de soi sont quelques-unes des avenues qu'il nous amène à explorer en nous invitant à retrouver l'essentiel, à devenir pleinement humain.
Chacun de nous est un être unique, magique, qu'il nous faut réapprendre à aimer pour mieux aimer les autres. « Célébrez votre humanité. Célébrez votre folie. Célébrez vos incompétences. Célébrez votre solitude. Mais d'abord célébrez-vous vous-même. Je ne veux être rien d'autre que ce que je suis, c'est-à-dire un être humain. »
Mon avis :
Voici un livre très intéressant pouvant apporter des clés de développement personnel, des éclaircissements, voir des illuminations.
Je commencerais par les aspects qui m’ont le moins plu ; cela permet de bien finir…
Publié au début des années 1980, ce livre est plein de l’enthousiasme de ces années-là, après le temps de la découverte de la liberté et de son expérimentation. On pourra éventuellement lui « reprocher » un côté Flower Power, car tout est fantastique, les gens, les étudiants, les livres qui sont cités. Felice[1] Leonardo Buscaglia doit soit voir le monde à travers des lunettes roses, soit avoir la chance incroyable de voir le meilleur qui est en chaque chose et surtout en chacun.
Le côté « recueil de conférence » a un petit côté répétitif : on retrouve les mêmes idées, les mêmes exemples. Cela peut rendre un effet un peu lourd, certes, mais cela prouve que la pensée est cohérente et si après cela vous ne savez pas qu’il faut vous aimer vous-même, plus personne ne peut rien pour vous.
Le discours, quant à lui, est vraiment enthousiasmant.
Pour en résumer rapidement l’idée principale, la thèse de Buscaglia est qu’aimer est d’abord s’offrir aux autres. Pour cela, il faut évidemment avoir quelque chose à offrir, et le travail de chaque être humain est de devenir le meilleur « soi » possible et de s’aimer soi-même. La vie est donc un long travail d’enrichissement de soi, enrichissement intellectuel, spirituel, affectif, que l’on peut ensuite offrir aux autres.
Il est aussi question de l’attention portée aux autres. Leo Buscaglia donne en (contre) exemple ces parents qui à force de vouloir garantir les meilleurs conditions de vie matérielles à leur enfant en oublie de passer du temps avec eux, de les regarder, de les câliner, de les écouter, de leur offrir du temps et de l’attention. Je crois que beaucoup seront ceux qui se diront « mais moi, je n’ai pas eu tout ça, et j’ai pu en souffrir dans ma vie d’enfant et / ou ma vie d’adulte ». L’important n’est pas de se morfondre sur ce qu’on aurait pu avoir, mais de travailler à ce que l’on peut avoir à offrir à un(e) amoureux(euse), à ses enfants, à ses parents, à ses amis, aux autres en général.
Buscaglia encourage surtout chacun à l’action. On en peut revenir sur ce qui a été fait ou vécu, mais chacun peut agir.
« Il n’est pas nécessaire de rester là à pleurer parce que quelqu’un vous a fait du mal dans le passé ou parce que vous avez appris l’amour de travers ou parce que vous crevez de solitude. » p 72-73
J’ai beaucoup apprécié l’idée de l’apprentissage permanent, avec l’anecdote de Papa Buscaglia qui demandait chaque soir à son fils (et à ses autres enfants) : « alors, Felice, qu’as-tu appris aujourd’hui ? ». Apprendre tous les jours quelque chose de nouveau est une forme d’enrichissement personnel, une culture de la curiosité, le développement d’un goût pour la découverte du monde. C’est aussi alimenter une envie et une capacité de l’échange et du don permanent. Et cela montre aussi l’intérêt d’un parent pour son enfant, une façon de dire « montre-moi qui tu es ».
Ce genre de livre a un effet très dynamisant. On se sent plein d’amour lorsqu’on le lit. Il ne reste plus qu’à entretenir la flamme avec constance.
J’ai trouvé qu’il y avait là des pistes intéressantes pour mieux vivre avec soi-même et avec les autres.
Note
[1] oui, s’appeler Felice et écrire sur le bonheur et l’amour, je pense que c’est d’une logique implacable


