Le blog de Gabriel

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samedi, avril 28 2012

Pendant ce temps, à Eilen Roc (Antibes, 06)

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la villa Eilenroc ou Eilen Roc, au cap d'Antibes, se trouve ici. (On remarquera tout ce même des "oublis" dans l'historique de la villa).

Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.

mardi, avril 24 2012

Pendant ce temps, dans le Champsaur (05)

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Le Champsaur (voir aussi ici) est un endroit fantastique pour les amis de la nature, les randonneurs et les parapentistes. Et les gourmands.

Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.

mercredi, avril 18 2012

Pendant ce temps, à la villa Arson (Nice, 06)

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Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.

dimanche, mars 11 2012

Pendant ce temps, à Gréolières (06)

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Il fait beau, la nature se réveille tout doucement, le soleil cuit, et les parapentistes sont de retour.

Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.

vendredi, avril 22 2011

La douceur de la Côte d'Azur

Dans la région (Provence Alpes Côte d'Azur), nous avons entre autres des trésors de villages provençaux, tels que le Castellet, dans le Var, donc je dirai sans doute un mot très bientôt.

Nous avons aussi, à la frontière italienne, Menton.

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S'il y a un endroit où l'on peut encore parler de "la douceur et l'air parfumé de la Côte d'Azur", c'est à Menton. J'en ai eu la preuve aujourd'hui même.

Ailleurs, on respire plutôt les gaz d'échappement ; à Menton, l'air sent la fleur d'oranger et le jasmin. Vraiment. C'est un vrai délice.

Les villégiateurs de la Belle Époque étaient attirés par cette douceur de l'air et les parfums des plantations florales qui faisaient embaumer les collines. Les champs de roses, de jasmins et d'oranger ont cédé la place sous la pression immobilière, mais à Menton, les jardins et espaces verts publics embaument toujours grâce aux plantations municipales et la ville a été bien préservée de l'urbanisation à outrance. Les nombreux jardins sont fleuris...

A visiter de préférence entre avril et juin. Et même en avril, attention aux coups de soleil.

Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.

jeudi, février 10 2011

Haut de Cagnes, Les Colettes - Cagnes-sur-Mer

Le vieux Cagnes, le musée Renoir – Les Collettes

Cagnes-sur-Mer, Alpes-Maritimes.

Le vieux Cagnes :

Sur ce site classé historique depuis 1948, nous pouvons découvrir un village provençal typique de la Côte d’Azur. Contrairement à l’image d'Épinal de la région, faite de strass, de paillettes, de palmiers, de voitures au luxe tapageur et à l’urbanisme bétonneux ayant ravagé les paysages, il se trouve sur la Côte des lieux terriblement pittoresques, respirant le calme et la tranquillité. Une certaine douceur de vivre provençale. Le Haut de Cagnes, puisque c’est de lui qu’il s’agit aujourd’hui, fut surnommé « Le Montmartre de la Côte d’Azur » depuis l’installation de Renoir aux Collettes, attirant nombres d’artistes, aussi bien peintres que de music-hall (à partir de l’entre deux-guerres, essentiellement). Un parcours a été réalisé dans le village, composés de reproductions sur céramique de tableaux représentant Cagnes, réalisés par différents artistes, au point de vue où ils ont été exécutés.

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La visite l’hiver est presque une bonne chose : il n’y a pas un chat. Si en plus vous venez quand il pleut, les azuréens restent chez eux (oui, nous ne sommes pas vraiment habitués à la pluie…), le village est alors tout à vous. La lumière ne sera pas aussi excellente qu’en temps normal sur vos photos, voilà tout. Il doit en être autrement l’été, avec le débarquement de cars de nos amis teutons et japonais (qui sont donc les bienvenus, comme toute personne venant découvrir notre belle région). Mais je comprends tout à fait l’engouement touristique pour ce genre de site : ce village est magnifique.

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Par contre, vous ne trouverez pas de boutique de cartes postales ouverte, et trouver un restaurant dans lequel vous n’aurez pas la rude tache de remplir la salle à vous tout seul relève de l’exploit (évidemment, en été, ça doit être bondé). Visiter l’hiver, c’est un peu visiter des décors de cinéma grandeur nature avant le tournage. C’est faire preuve de présence d’esprit : à la Belle Époque, la noblesse et la bourgeoisie venait en villégiature sur la Côte d’Azur de novembre à mai. Ils n’étaient pas fous : l’été, il fait bien trop chaud, alors que les hivers sont doux et délicat (notons quand même à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai un rhume à en crever…).

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Le vieux Cagnes : visite du village gratuit (ce n’est pas Carcassonne, heureusement) – l’été, il y a peut-être des visites guidée… (ah, après vérification, cela n’apparaît pas sur le site de la ville, en tout cas).

Le musée du château Grimaldi : Oui, Grimaldi, car la famille des seigneurs de Cagnes est l’ancêtre de la famille princière de Monaco.

Un des rares musée en France, certainement, fermé le samedi entre 12h et 14h (bon, mea culpa, c’est indiqué sur le site de la ville de Cagnes, j’avais regardé, j’avais noté, puis j’ai oublié. Il faut dire aussi qu’entre temps, notre programme a changé, donc, je laisse s’exprimer toute ma mauvaise foi, et je râle : ) En 2011, cela semble être de la science-fiction. Je sais qu’il faut du personnel pour l’accueil et la surveillance des établissements culturels, que ces personnes travaillent aussi le week end, que cela induit des difficultés de gestion de planning. Oui, tout le monde a le droit d’avoir une vie de famille (ou une vie tout court en dehors du travail). Mais quantité d’autres lieux culturels y arrivent… Nous n’avons pas eu la patience d’attendre la réouverture, nous étions tenaillés par la faim, ce qui fait que nous avons trouvé un prétexte pour revenir dans ce charmant village. Machiavélique, n’est-ce pas ?

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Le musée du château Grimaldi : ? pour la visite commentée du château, c’est 3 € de plus (nous indique le site Internet) mais de plus que quoi ?

Le musée Renoir – Les Collettes :

Aaaaaah ! Renoiaaaaaaaaar ! J’ai découvert lors de l’exposition du Grand Palais d’il y a deux ans que, décidément non, je n’aimais pas l’œuvre de Renoir. D’aucun pourront dire qu’il ne me reste plus qu’à aller me flageller avec des orties fraîches sur le bûcher où l’on me réduira en cendres… mais vous savez, les goûts et les couleurs…

Bon, Renoir, je trouve que c’est du pastel avec une bonne couche de sucre glace aspergé sur l’ensemble. Les sujets me semblent d’une terrible banalité, surtout les scènes familiales. Ça ne m’émeut pas, ni de prêt, ni de loin, et j’aurai même tendance à trouver ça nunuche. Je n’ai pas non plus d’extase hallucinée sur la technique, la lumière ou le reste. Bon, voilà : ce n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai cependant pas le monopole du bon goût et je regrette cette froideur qui me tenaille le cœur devant l’œuvre d’un artiste tel que lui.

Les Colettes, la villa que Renoir a fait construire à Cagnes, avec une vue extraordinaire, au milieu des oliviers et d’un jardin d’oranger. Les extérieurs sont magnifiques. Le bâtiment est d’influence provençale, ça sent la pierre et la tuile rose. L’artiste y a passé les onze dernières années de sa vie.

Il faut savoir qu’aux Collettes, vous ne pouvez pas faire de photographies à l’intérieur du musée. Ce qui est fort dommage, parce que j’aurai pu dénoncer à la face du monde une muséographie laissant un peu à désirer. On commence déjà la visite « par où on veut, y’a pas d’ordre », dixit la charmante dame de l’accueil. Moi, ça me fait frémir. Les cartels sont dignes de ceux que j’ai pu faire un jour (mais ce travail n’était pas ma plus grande gloire, il faut le reconnaître).

On sent que l’intention est là : « nous avons un musée Renoir, nous voulons mettre en valeur ce patrimoine qui est important pour l’histoire de notre ville, et nous en sommes fier ». Le souci, c’est que les moyens ne suivent pas. Les intérieurs sont un peu fatigués, il y a des infiltrations dans les murs rongés par l’humidité, la muséo ne casse pas des briques. Attention, il est très difficile de faire une bonne muséo, je le reconnais. La personne qui l’a réalisé a déjà, à mes yeux, beaucoup de mérite. Faut être un pro de la muséo et avoir autre chose qu’un budget « une paire de ciseaux et un tube de colle », pour que le résultat soit bien, mais on n’a souvent que ce budget là, alors « on fait ce qu’on peut, ma pauv’ Lucette ! ». Ca me rappelle une formation « monter son exposition » qui était à mourir de rire (ou pas) quand les formateurs vous parlaient d’une « petite expo », une expo très modeste, avec un petit budget de 300 000€ alors que généralement, on a 3 centimes…

Ce genre de musée a tout de même l’immense mérite d’exister, de faire découvrir un artiste, des œuvres, à des gens qui n’aurait sans doute pas pu. C’est le genre de musée accessible à tous, et en cela, il me semble que l’on peut saluer l’initiative.

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A l’étage, la pièce la plus intéressante est l’atelier : immense, lumineux, auquel on accède par une volée de marches en bois qui grince. C’est très typique, un peu romantique. C’est très « Belle Époque ». D’aucun auront sans doute sursauté face à mon « à l’étage » et « volée de marches ». Regardez les photos de Renoir, sur les onze dernières années de sa vie, justement, lorsqu’il a vécut aux Collettes. Rien ne vous choque ? Moi, le fait qu’il soit dans une chaise roulante me semble important… Donc étage + volée de marche pour aller à l’atelier… intéressant. Ses proches ont dû le porter à plusieurs au moindre déplacement. La vie a dû être terrible pour tous, aussi bien pour l’artiste que pour ses proches, avec ces maudites marches. Ce qui me fait ajouter que donc non, l’établissement n’est pas accessible aux handicapés moteurs.

L’atelier est mis en scène : toiles, pinceaux, matériel en tout genre. On croirait presque que l’artiste était encore là hier. Par contre, vu l’emplacement de la fenêtre / baie vitrée, je m’interroge sur l’effet de la lumière azuréenne directe à l’intérieur… (le jour de la visite, il pleuvait à seau).

Reconnaissons tout de même que les présentations des proches et élèves du peintre sont très appréciables. Cela permet de recontextualiser l’œuvre de Renoir, mais aussi ouvre des nouvelles portes à notre curiosité.

Notons aussi que des expositions sont aussi organisées dans le musée, une exposition Lipa, quand nous l’avons visité. La juxtaposition des œuvres des différents artistes est tout de même assez surréaliste.

Drame : la boutique du musée est fermée ! Et mon magnet artistique à frigo alors ? ! J’aime bien les boutique de musée…

Visiter la maison d’un artiste, devenue musée, c’est souvent instructif. Aux Collettes, dans ce très beau jardin en restanques avec oliviers centenaires, nous reviendrons très certainement en mai, pour le « déjeuner sur l’herbe ».

Tarifs : 4 € adulte - 2 € étudiant et groupes

jeudi, février 3 2011

Le fort carré - Antibes

Le Fort Carré

Antibes, Alpes-Maritimes.

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Petite présentation :

Le Fort Carré, s’élevant à 26 m au dessus de la mer, est une construction militaire de la fin du XVIe siècle, qui vous sera vendue comme une des forteresses de Vauban sur les zones frontalières (petit rappel historique : jusqu'à 1860 et le rattachement du Comté de Nice et de la Savoie à la France, la frontière est au Var).

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Le fort n'a pas été construit par Vauban, mais partiellement réaménagé par ce monsieur. Il n'en reste pas moins une œuvre ingénieuse en terme d'architecture militaire, présentant des pans de murs obliques à l’adversaire, permettant d'une part de dévier les tirs de boulets de l'adversaire, et d'autre part d'effectuer des tirs rasants sur les navires venus assaillir le fort.

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Après la seconde guerre mondiale, le Fort carré est devenu un centre d’entraînement sportif, un stade se trouve toujours à proximité, et tous les collégiens du coin ont pu souffrir lors des « Cross du Fort ». Le Fort a été racheté par la ville d’Antibes en 1998. Son parc de 4 hectares est toujours le lieu de manifestations sportives et de préparations militaires. Le bâtiment est classé au titre des monuments historiques. Le Fort a été restauré par les bénévoles du Club du Vieux Manoir de 1979 à 1985.

Tarifs : 3€ - tarif réduit à 1,5€ Du mardi au samedi, de 12h30 à 16h. Visite guidée toutes les 30 minutes. Parking gratuit et navette à prix très modique pour/depuis le centre ville (si vous n’y allez pas, c’est vraiment que vous le faites exprès).

Mon avis :

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L’architecture militaire de ce fort est savante, inspirée des constructions militaires italiennes. Quand je dis « savante », c’est par comparaison avec les bâtiments d’exploitation agricole de la même époque, qui sont agrandis par des constructions successives, comme des excroissances soudaines, voir des boursoufflures, ce qui leur donne un grand charme, mais modifie parfois les équilibres intérieurs et extérieur. Ici, comme son nom l’indique, le fort est « carré ». On ne rigole pas, on est là pour faire la guerre. Il a pu abriter jusqu’à 50 militaires.

L’aspect des bastions du fort est celui d'un grand bâtiment de guerre, moderne, ce qui est surprenant, le Fort donnant l’impression de fendre la terre, comme on fendrait les flots.

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Depuis les chemins de ronde, nous avons une vue panoramique exceptionnelle sur la côte (à 360°).

Une cours centrale circulaire, avec les pièces « de vie », logements, cuisines, chapelle Saint Laurent, autour de laquelle sont disposés des bastions accueillant l’appareillage militaire. Dans la cours est installé un puits, permettant de remonter l’eau de la citerne. Celle-ci est alimentée par un système de rigole et de conduits, permettant de recueillir les eaux de pluie. Un système équivalent est d’ailleurs en place au Fort Royal de l’île Sainte-Marguerite (îles de Lérins, Cannes, Alpes-Martimes… à quelques kilomètre à peine).

Une petite fantaisie a vu l’aménagement d’un four à pain dans l’un des bastions abritant un canon.

Comme pour beaucoup de fort, Vauban s’est servit de l'édifice préexistant pour aménager un ensemble défensif. Celui-ci devait alors relier la construction militaire à la vieille ville. L’ensemble du projet n’a cependant pas été réalisé. Il reste actuellement une partie des fortifications Vauban à proprement parler, celles protégeant la vieille ville, côte campagne, ayant été rasées de 1895 à 1902, pour permettre la création de quartiers et de constructions nouvelles (les mauvaises langues, dont je suis, diront : « ce qui aurait pu faire un parc boisé merveilleux entre la vieille ville et des quartiers modernes et bien pensés a été ravagé pour faire place à la vomissure urbaine, bétonnée et sans âme un peu trop fréquente sur la Côte d’Azur ». Mais ne regrettons rien. Ce qui est fait est fait). Les déblais des travaux pharaoniques de terrassement ont permis de combler un vallon de l’autre côté d’Antibes.

Pour l’anecdote, quelques scènes d’un James Bond, « Jamais, plus jamais », en 1983, avec Sean Connery, y ont été tournée.

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Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.

dimanche, janvier 23 2011

Villa Ile de France - Villefranche sur Mer

La villa Ile de France et ses jardins

Cap Ferrat, Villefranche-sur-mer, Alpes-Maritimes.

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Petite présentation :

La Côte d'Azur est constellée de demeures de prestige, construites pour la plupart à la Belle Epoque, pour le plus grand plaisir des « grands » de ce monde (noblesse argentée, financiers, capitaines d'industrie...). Certaines peuvent être visitées car devenues musées, fondations, lieux dévolus aux activités culturelles.

La villa Ile de France, connue aussi sous le nom de Ephrussi de Rotschild, a été construite entre 1907 et 1912 à la demande de la baronne Béatrice de Rotschild épouse Ephrussi. La demeure est un palazzino italien jouissant d'une vue à couper le souffle sur la mer Méditerranée. L'intérieur est aussi un musée présentant les collections de Madame la Baronne.

La villa est entourée de jardins déclinant différents styles : jardin de Sèvres, espagnol, florentin, japonais, exotique, une roseraie, un jardin provençal, un français, et même un jardin lapidaire, se déployant sur sept hectares. Les jardins sont d'ailleurs plutôt à visiter au printemps.

Tarifs : 10€ (« normal »), 7,5€ pour les étudiants.

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Mon avis :

La villa, rose vieille anglaise et blanche, osont le dire, est en elle-même une véritable surprise, mélangeant des façades classiques avec des éléments à gothiques, gothiques flamboyants et gothique vénitien. Elle est l’œuvre de l’architecte niçois Aaron Messiah (1858-1940), qui signa également d’autres édifices pour quelques richissimes villégiateurs, dont la Villa Léopolda, construite à Villefranche-sur-Mer pour Léopold II, Roi des Belges.

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La façade n'est pas dans un état formidable, certaines moulure s'étant artistement cassé la figure, mais seul les yeux attentif remarqueront ce détail. Entretenir une telle demeure doit être un tonneau des Danaïdes financiers... ce qui peut expliquer bien des choses. J'ai tout de même trouvé la superposition des styles très réussie (c'est une question de goût, évidemment). Gravier blanc sous les pieds et cage d'escalier monumental jouant les jardins d'hiver.

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Le patio dégage une ambiance très étrange -avec ses arcades, galeries à l’étage, colonnes de marbres aux chapiteaux vaguement ioniques-, armé d'œuvre médiévale / Renaissance, qui contraste très fortement avec les styles Louis XV et Louis XVI, des salons et autres boudoirs de Madame la Baronne.

Tout n'est pas toujours du meilleur goût (enfin, tout n'est pas toujours à mon goût), mais les intérieurs sont très intéressants.

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Les jardins valent vraiment le détour, mais il faut privilégier le mois de mai pour la visite lors des floraisons. J'ai préféré le jardin japonais de la Résidence Champfleuri, à Cannes (ouvert à la visite uniquement pendant les journées du patrimoine), plus aquatiques et étagés, mais le jardin espagnol est une pure merveille. La roseraie mériterait une seconde visite, elle était endormie, en janvier. Le jardin à la française est très solennel, surplombé par un petit temple, une rivière artificielle se transforme en bassins où on lieu des jeux d'eau... en musique, et lors de la visite c'était sur du Vivaldi, ce qui n'a pas manqué de provoquer des éclats de rire : le Printemps, encore, des Quatre Saisons, est presque devenu une preuve d'absence de bon goût.

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J'ai beaucoup apprécié la visite, la découverte, l'art des contraste et des changements d'ambiance tant dans la maison que dans les jardins. Je regrette un peu que l'entrée soit si chère, mais lorsque la culture n'est pas aux mains du secteur Public, on en paye le prix véritable.

J'oubliais presque : la boutique du musée, on ne peut pas y échapper. C'est l'entrée et la sortie. Il y a quelques petites choses sympathiques, mais les figurines des princesses de Disney vous écorcheront les yeux au passage. A portée d'enfants, attention.

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Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.