
Il fait beau, la nature se réveille tout doucement, le soleil cuit, et les parapentistes sont de retour.
Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
11 mar. 2012
Par Gabriel le dimanche, mars 11 2012, 17:24 - Tourisme

Il fait beau, la nature se réveille tout doucement, le soleil cuit, et les parapentistes sont de retour.
Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
29 oct. 2011
Par Gabriel le samedi, octobre 29 2011, 12:00 - Bavardage



Notez que la Provence et la Côte d'Azur se visitent sainement et sereinement de la mi-septembre à la fin mai. Jamais l'été.
Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
12 sept. 2011
Par Gabriel le lundi, septembre 12 2011, 12:00 - Bavardage




Note "futilité 2000" : certain(e)s ont été très déçu(e)s par le fait que la boutique de l'usine l'Occitane en Provence ne fait pas du tout de "prix d'usine".
Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
22 avr. 2011
Par Gabriel le vendredi, avril 22 2011, 22:12 - Tourisme
Dans la région (Provence Alpes Côte d'Azur), nous avons entre autres des trésors de villages provençaux, tels que le Castellet, dans le Var, donc je dirai sans doute un mot très bientôt.
Nous avons aussi, à la frontière italienne, Menton.

S'il y a un endroit où l'on peut encore parler de "la douceur et l'air parfumé de la Côte d'Azur", c'est à Menton. J'en ai eu la preuve aujourd'hui même.
Ailleurs, on respire plutôt les gaz d'échappement ; à Menton, l'air sent la fleur d'oranger et le jasmin. Vraiment. C'est un vrai délice.
Les villégiateurs de la Belle Époque étaient attirés par cette douceur de l'air et les parfums des plantations florales qui faisaient embaumer les collines. Les champs de roses, de jasmins et d'oranger ont cédé la place sous la pression immobilière, mais à Menton, les jardins et espaces verts publics embaument toujours grâce aux plantations municipales et la ville a été bien préservée de l'urbanisation à outrance. Les nombreux jardins sont fleuris...
A visiter de préférence entre avril et juin. Et même en avril, attention aux coups de soleil.
Toutes les photos sont de G. Vidal, en licence Creative Commons.
10 fév. 2011
Par Gabriel le jeudi, février 10 2011, 19:25 - Tourisme
Le vieux Cagnes, le musée Renoir – Les Collettes
Cagnes-sur-Mer, Alpes-Maritimes.
Sur ce site classé historique depuis 1948, nous pouvons découvrir un village provençal typique de la Côte d’Azur. Contrairement à l’image d'Épinal de la région, faite de strass, de paillettes, de palmiers, de voitures au luxe tapageur et à l’urbanisme bétonneux ayant ravagé les paysages, il se trouve sur la Côte des lieux terriblement pittoresques, respirant le calme et la tranquillité. Une certaine douceur de vivre provençale. Le Haut de Cagnes, puisque c’est de lui qu’il s’agit aujourd’hui, fut surnommé « Le Montmartre de la Côte d’Azur » depuis l’installation de Renoir aux Collettes, attirant nombres d’artistes, aussi bien peintres que de music-hall (à partir de l’entre deux-guerres, essentiellement). Un parcours a été réalisé dans le village, composés de reproductions sur céramique de tableaux représentant Cagnes, réalisés par différents artistes, au point de vue où ils ont été exécutés.

La visite l’hiver est presque une bonne chose : il n’y a pas un chat. Si en plus vous venez quand il pleut, les azuréens restent chez eux (oui, nous ne sommes pas vraiment habitués à la pluie…), le village est alors tout à vous. La lumière ne sera pas aussi excellente qu’en temps normal sur vos photos, voilà tout. Il doit en être autrement l’été, avec le débarquement de cars de nos amis teutons et japonais (qui sont donc les bienvenus, comme toute personne venant découvrir notre belle région). Mais je comprends tout à fait l’engouement touristique pour ce genre de site : ce village est magnifique.

Par contre, vous ne trouverez pas de boutique de cartes postales ouverte, et trouver un restaurant dans lequel vous n’aurez pas la rude tache de remplir la salle à vous tout seul relève de l’exploit (évidemment, en été, ça doit être bondé). Visiter l’hiver, c’est un peu visiter des décors de cinéma grandeur nature avant le tournage. C’est faire preuve de présence d’esprit : à la Belle Époque, la noblesse et la bourgeoisie venait en villégiature sur la Côte d’Azur de novembre à mai. Ils n’étaient pas fous : l’été, il fait bien trop chaud, alors que les hivers sont doux et délicat (notons quand même à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai un rhume à en crever…).

Le vieux Cagnes : visite du village gratuit (ce n’est pas Carcassonne, heureusement) – l’été, il y a peut-être des visites guidée… (ah, après vérification, cela n’apparaît pas sur le site de la ville, en tout cas).
Le musée du château Grimaldi : Oui, Grimaldi, car la famille des seigneurs de Cagnes est l’ancêtre de la famille princière de Monaco.
Un des rares musée en France, certainement, fermé le samedi entre 12h et 14h (bon, mea culpa, c’est indiqué sur le site de la ville de Cagnes, j’avais regardé, j’avais noté, puis j’ai oublié. Il faut dire aussi qu’entre temps, notre programme a changé, donc, je laisse s’exprimer toute ma mauvaise foi, et je râle : ) En 2011, cela semble être de la science-fiction. Je sais qu’il faut du personnel pour l’accueil et la surveillance des établissements culturels, que ces personnes travaillent aussi le week end, que cela induit des difficultés de gestion de planning. Oui, tout le monde a le droit d’avoir une vie de famille (ou une vie tout court en dehors du travail). Mais quantité d’autres lieux culturels y arrivent… Nous n’avons pas eu la patience d’attendre la réouverture, nous étions tenaillés par la faim, ce qui fait que nous avons trouvé un prétexte pour revenir dans ce charmant village. Machiavélique, n’est-ce pas ?

Le musée du château Grimaldi : ? pour la visite commentée du château, c’est 3 € de plus (nous indique le site Internet) mais de plus que quoi ?
Aaaaaah ! Renoiaaaaaaaaar ! J’ai découvert lors de l’exposition du Grand Palais d’il y a deux ans que, décidément non, je n’aimais pas l’œuvre de Renoir. D’aucun pourront dire qu’il ne me reste plus qu’à aller me flageller avec des orties fraîches sur le bûcher où l’on me réduira en cendres… mais vous savez, les goûts et les couleurs…
Bon, Renoir, je trouve que c’est du pastel avec une bonne couche de sucre glace aspergé sur l’ensemble. Les sujets me semblent d’une terrible banalité, surtout les scènes familiales. Ça ne m’émeut pas, ni de prêt, ni de loin, et j’aurai même tendance à trouver ça nunuche. Je n’ai pas non plus d’extase hallucinée sur la technique, la lumière ou le reste. Bon, voilà : ce n’est pas ma tasse de thé. Je n’ai cependant pas le monopole du bon goût et je regrette cette froideur qui me tenaille le cœur devant l’œuvre d’un artiste tel que lui.
Les Colettes, la villa que Renoir a fait construire à Cagnes, avec une vue extraordinaire, au milieu des oliviers et d’un jardin d’oranger. Les extérieurs sont magnifiques. Le bâtiment est d’influence provençale, ça sent la pierre et la tuile rose. L’artiste y a passé les onze dernières années de sa vie.
Il faut savoir qu’aux Collettes, vous ne pouvez pas faire de photographies à l’intérieur du musée. Ce qui est fort dommage, parce que j’aurai pu dénoncer à la face du monde une muséographie laissant un peu à désirer. On commence déjà la visite « par où on veut, y’a pas d’ordre », dixit la charmante dame de l’accueil. Moi, ça me fait frémir. Les cartels sont dignes de ceux que j’ai pu faire un jour (mais ce travail n’était pas ma plus grande gloire, il faut le reconnaître).
On sent que l’intention est là : « nous avons un musée Renoir, nous voulons mettre en valeur ce patrimoine qui est important pour l’histoire de notre ville, et nous en sommes fier ». Le souci, c’est que les moyens ne suivent pas. Les intérieurs sont un peu fatigués, il y a des infiltrations dans les murs rongés par l’humidité, la muséo ne casse pas des briques. Attention, il est très difficile de faire une bonne muséo, je le reconnais. La personne qui l’a réalisé a déjà, à mes yeux, beaucoup de mérite. Faut être un pro de la muséo et avoir autre chose qu’un budget « une paire de ciseaux et un tube de colle », pour que le résultat soit bien, mais on n’a souvent que ce budget là, alors « on fait ce qu’on peut, ma pauv’ Lucette ! ». Ca me rappelle une formation « monter son exposition » qui était à mourir de rire (ou pas) quand les formateurs vous parlaient d’une « petite expo », une expo très modeste, avec un petit budget de 300 000€ alors que généralement, on a 3 centimes…
Ce genre de musée a tout de même l’immense mérite d’exister, de faire découvrir un artiste, des œuvres, à des gens qui n’aurait sans doute pas pu. C’est le genre de musée accessible à tous, et en cela, il me semble que l’on peut saluer l’initiative.

A l’étage, la pièce la plus intéressante est l’atelier : immense, lumineux, auquel on accède par une volée de marches en bois qui grince. C’est très typique, un peu romantique. C’est très « Belle Époque ». D’aucun auront sans doute sursauté face à mon « à l’étage » et « volée de marches ». Regardez les photos de Renoir, sur les onze dernières années de sa vie, justement, lorsqu’il a vécut aux Collettes. Rien ne vous choque ? Moi, le fait qu’il soit dans une chaise roulante me semble important… Donc étage + volée de marche pour aller à l’atelier… intéressant. Ses proches ont dû le porter à plusieurs au moindre déplacement. La vie a dû être terrible pour tous, aussi bien pour l’artiste que pour ses proches, avec ces maudites marches. Ce qui me fait ajouter que donc non, l’établissement n’est pas accessible aux handicapés moteurs.
L’atelier est mis en scène : toiles, pinceaux, matériel en tout genre. On croirait presque que l’artiste était encore là hier. Par contre, vu l’emplacement de la fenêtre / baie vitrée, je m’interroge sur l’effet de la lumière azuréenne directe à l’intérieur… (le jour de la visite, il pleuvait à seau).
Reconnaissons tout de même que les présentations des proches et élèves du peintre sont très appréciables. Cela permet de recontextualiser l’œuvre de Renoir, mais aussi ouvre des nouvelles portes à notre curiosité.
Notons aussi que des expositions sont aussi organisées dans le musée, une exposition Lipa, quand nous l’avons visité. La juxtaposition des œuvres des différents artistes est tout de même assez surréaliste.
Drame : la boutique du musée est fermée ! Et mon magnet artistique à frigo alors ? ! J’aime bien les boutique de musée…
Visiter la maison d’un artiste, devenue musée, c’est souvent instructif. Aux Collettes, dans ce très beau jardin en restanques avec oliviers centenaires, nous reviendrons très certainement en mai, pour le « déjeuner sur l’herbe ».
Tarifs : 4 € adulte - 2 € étudiant et groupes